One Woman Show

Virginie Guedj "Libre" au CCLJ

Mercredi 14 août 2019 par Géraldine Kamps

C’est à une heure de pur stand up que vous convie Virginie Guedj le jeudi 12 septembre 2019 à 20h, au CCLJ. Comme un bilan de sa vie, ses 5 ans d’alya, le cap de la quarantaine, mais aussi les rapports homme-femme, le féminisme, la politique. Une écriture pointue, cynique et un fil rouge : son rapport au judaïsme et à la communauté juive. Une première sur la scène belge pour l’ex-journaliste, bien connue sur le site Jewpop sous la plume de « Sefwoman ».

 
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    Comment décide-t-on à 42 ans de se lancer dans le stand up ?  C’était un rêve d’enfant ? Votre alya a-t-elle été un déclic ?

    Je n’ai pas décidé de tout envoyer valser pour monter sur scène à 42 ans. Disons que ma vie a connu un gros trou d’air et comme dans tous les moments d’introspection, vous vous demandez ce que vous allez faire de votre vie. J’ai toujours eu ce rêve dans un coin de ma tête. Je me suis lancée, en me disant « tu tentes une fois, on verra ». Mon alya m’a permis de sortir de ma zone de confort et de me débarrasser d’un truc très français « la cohérence ». Je me suis autorisé cela sans vraiment savoir où j’allais.

    On doit souvent vous le dire, quand on vous a lu sous la plume de Sefwoman dans Jewpop, on vous imagine beaucoup plus exubérante ! Quelle facette de votre personnalité nous présenterez-vous sur scène ?

    Je ne trouve pas que Sefwoman soit exubérante, elle évolue dans un milieu séfarade qui l’est, mais elle, je la trouve posée. Elle est toujours en décalage. J’aime bien cette notion d’être à côté. Sur scène, j’essaie de décrypter ça, cette incapacité que j’ai parfois à faire ce qu’il faut, ce qu’on attend de moi.

    Quelles sont vos sources d’inspiration ?

    Mes sources d’inspiration se trouvent dans mon quotidien. Ma vie de femme divorcée, mes filles, les inégalités hommes-femmes, ma reconversion professionnelle. Quant à mes références, je dirais qu’elles se situent surtout en France. J’adore les Américains comme Seinfeld, Sara Silverman et Louis CK, mais le français, c’est ma langue, mon flow, mon sens du récit. J’ai grandi en écoutant Pierre Palmade et Muriel Robin. Je regarde tout ce qui sort en matière d’humour. Aujourd’hui, pour moi le top du top c’est Fary, Marina Rollman et Guillermo Guizz. Guillermo Guizz est d’une efficacité redoutable. Il est belge. Je l’adore. Qu’il m’épouse, qu’il m’adopte, qu’il m’embauche, il me propose n’importe quoi, j’accepte !

    Avez-vous mis le journalisme totalement de côté ?

    Oui et non. Oui, parce que techniquement je n’en vis plus. C’est factuel. Mais non parce que je crois que je resterai journaliste toute ma vie dans ma façon de lire ce  qui m’entoure, d’interroger les événements qui m’arrivent. Je suis une grande consommatrice d’info. Cela fait partie de mon ADN.

    Votre spectacle au CCLJ sera une première belge !

    Oui, je n’ai jamais joué en Belgique. Je suis déjà venue au CCJL présenter le livre de Sefwoman Je suis juive mais je me soigne (éd. Jungle). J’y ai croisé Ismaël Saïdi, dont je suis une grande admiratrice. Ce n’est pas parce que c’est vous, mais j’adore la Belgique et les Belges. J’ai d’ailleurs beaucoup d’amis belges. Je trouve que les Belges sont les Français en mieux. Prenez Virginie Efira, vous connaissez une actrice plus géniale que Virginie Efira ? Moi pas !

    Infos et réservations : 02/543.01.01 ou info@cclj.be


     
     

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